Fumer en attendant son bus fait partie des habitudes encore très répandues dans les grandes villes. Pourtant, la réglementation a évolué et les règles ne sont plus les mêmes qu’il y a quelques années. À Nantes, comme partout en France, fumer sous un abribus n’est plus autorisé et peut désormais entraîner une sanction. Entre interdiction nationale, extension récente aux espaces extérieurs et application parfois floue sur le terrain, il devient nécessaire de faire le point sur ce qui est réellement permis ou interdit.
Peut-on fumer en attendant le bus à Nantes ?
Fumer dans un bus à Nantes est strictement interdit, au même titre que dans l’ensemble des transports publics en France. Cette interdiction s’applique uniformément sur tout le territoire. Elle concerne tous les moyens de transport collectif accueillant du public, qu’il s’agisse des bus urbains, des tramways, du métro, des trains ou encore des cars interurbains afin de garantir un environnement sain aux voyageurs comme aux agents, en supprimant toute exposition au tabagisme passif dans des espaces clos.
Le fondement de cette interdiction vise à protger la santé publique et les conditions de travail. Les transports en commun sont des lieux confinés, bondés, où la fumée de tabac se diffuse rapidement. La loi vise donc à protéger l’ensemble des usagers et les personnes vulnérables, mais aussi les conducteurs et le personnel de bord, qui ne doivent pas être exposés de manière répétée à la fumée dans le cadre de leur activité professionnelle.
Peut-on vapoter en attendant le bus à Nantes ?
Concernant la cigarette électronique, la situation est légèrement différente mais reste encadrée. Le vapotage n’est pas assimilé juridiquement au tabac, cependant il est lui aussi interdit dans la majorité des transports publics. En pratique, vapoter dans un bus, un tramway ou un train est proscrit, car ces véhicules sont considérés comme des espaces clos à usage collectif. Même en l’absence de fumée de tabac, l’usage de la cigarette électronique peut donc entraîner une intervention du personnel ou une sanction, au nom du confort et du respect des autres passagers.
Quelles sanctions en cas de non-respect de l’interdiction ?
En cas de non-respect de l’interdiction de fumer à un arrêt de bus, l’infraction relève d’une contravention de 4ᵉ classe. Le montant de l’amende forfaitaire est fixé à 135 euros, avec une majoration possible si le paiement n’est pas effectué dans les délais légaux. Cette sanction s’applique lorsque la cigarette est allumée sous un abribus ou dans une zone d’attente identifiée comme interdite, indépendamment de la durée ou de l’intention de l’usager.
La verbalisation peut être effectuée par les forces de l’ordre, mais aussi par des agents assermentés et ceux rattachés aux réseaux de transport ou aux collectivités. Dans les faits, les contrôles peuvent intervenir lors de patrouilles, de signalements ou d’opérations ciblées de sensibilisation. Même si l’application peut sembler inégale selon les lieux et les moments, l’infraction reste verbalisable dès lors que l’interdiction est établie.
Pourquoi les arrêts de bus sont désormais concernés ?
Les arrêts de bus sont devenus des zones concernées par l’interdiction de fumer en raison de leur nature même. Il s’agit d’espaces d’attente où les usagers sont regroupés sur une surface réduite sous un abri fermé ou semi-fermé. Dans ces conditions, la fumée se diffuse rapidement et expose directement les personnes présentes au tabagisme passif, y compris les enfants, les personnes âgées ou les usagers contraints d’attendre plusieurs minutes sans possibilité de s’éloigner.
Cette logique s’inscrit dans une évolution plus large de la réglementation, qui vise progressivement d’autres espaces publics comparables. Parcs et jardins à Nantes, abords d’écoles, plages ou équipements sportifs font déjà partie des lieux où fumer est désormais interdit. Les arrêts de bus suivent cette même logique de protection collective, en ciblant des zones de forte promiscuité où le respect des autres usagers prime sur les usages individuels.

